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Société française d'ophtalmologie 124 ème congrès

Le congrès de  la SFO  s'est  déroulé  du 5 au 8 mai 2018.

Gabrielle  était rentrée  plus tôt, et je me suis  retrouvé seul, en immersion. Une consolation de taille : ma chambre offrait  une  vue magnifique  sur les toits de Paris, Montmartre et  la tour Eiffel et le regret  que mes photos ne soient  pas à la hauteur de  l'émerveillement. 

Pour se rendre  au congrès, le plus compliqué  consistait déjà  à atteindre le bunker de la porte maillot  vu que le métro  était  coupé pour cause  de travaux. 
Tout le monde  s'entassait  dans  des bus de remplacement, ça râlait de  tous côtés, il fallait  jouer  des coudes. Perso, j'essayais de la jouer zen,  mais je l'avais mauvaise,  moi qui ai toujours donné  priorité  au bus, de  me retrouver  dans des  conditions  pires  que le métro  et  surtout  d'arriver  en retard  aux communications. J'ai fini  par exploser  mon budget  taxi d'autant plus  qu'un genou, une hanche  et mes pieds avaient vite déclaré forfait. 
Le congrès ?
J'ai  suivi  des  conférences  intéressantes ou assisté aux rediffusions  ;  écrasé de  fatigue, j'avoue avoir somnolé à certaines pourtant  passionnantes ; par  manque de  temps et de sous,  j'ai abandonné l'idée de  "faire mon marché" :adieu mon rêve d'une nouvelle monture d'essai ou d'un verre  de Posner.

 Sur les  stands des labos, c'était la guerre  pour atteindre  le moindre  petit  four :  le vernis de politesse (au cas où il aurait  préalablement existé) de  certains confrères s'écaille bien vite devant un buffet...  un peu la honte... 
Les  thèmes qui avaient le vent  en poupe et/ou provoquent encore la controverse entre ophtalmologistes : 
-intelligence  artificielle  et  ophtalmologie et  son utilisation  pour faire plus de chiffre,  plus vite. 
- l'urgence  en ophtalmologie c'était le  sujet  du rapport  annuel magistralement présenté par le Pr Bourges et collaborateurs devant  une salle moins pleine  qu'à l'accoutumée (grève  de trains et d'avions) 
-les aides  à la réfraction :  l'humain versus la machine et  la télémédecine . 
-et  toujours la démographie des ophtalmologistes  en chute  libre : 



avec les  solutions proposées : les protocoles, les structures fast food avec  ou sans publicité,  le travail aidé, la télémédecine ... mais  pour l'instant,  aucune solution satisfaisante   ne permet de  vider  une piscine sous la pluie  à la petite  cuillère.
Et  l'empathie  si chère  à notre  ministre  à quel moment  on en parle ? 
Ce congrès me laisse   un goût amer : mes problèmes  de santé bien sûr, cette impression majorée  d'être  un dinosaure, le regret de ne pas avoir  profité de  Paris  autant  que je le souhaitais.

 

 


J'ai  pu visiter  la conciergerie  avec  le Détournement  de  Stéphane Thidet mais je n'ai  pas  pu aller  voir l'exposition Klimt  à l'atelier des  lumières. 
J'ai quand même  pu discuter avec quelques  amis et confrères  éloignés, j'ai  laissé traîner  une oreille indiscrète  et  j'ai constaté  à quel point beaucoup de  mes confrères "nez dans le guidon", n'ont pas conscience de l'évolution inquiétante voire catastrophique de notre  système de  santé. A la fin du congrès, nous avons découvert  l' affaire du SAMU  de  Strasbourg qui secoue les médias... soucieux de  ne pas hurler avec les loups, je ne m'exprimerai  pas ici là dessus.
Ce post  ne sera pas sans #BaguetteNantis ou  UFML free  : il est  encore temps de rectifier le tir,  merci  aux docs  qui me font l'honneur de passer  ici  de relayer ces  2 infos et de  venir  à notre  rencontre .







  


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Paris Mai 2018

Quelques jours de  détente avant immersion dans le congrès de la SFO (société française d'ophtalmologie)

Contrairement  à la tradition, nous ne pourrons pas approcher  des serres du jardin des  plantes. Notre mini paradis en sous sol dont nous étions si fiers a été  envahi  par les  cochenilles , nous avons lutté, cherché toutes les  armes imaginables, mais  la peste blanche a gagné  : il n'y a  plus rien à faire  qu'à sortir les cadavres et espérer  un jour pouvoir tout redémarrer à zéro. Le seul mot de  serres nous serre  le coeur ...pardon pour le mauvais jeu de mots, mais j'ai pour habitude de tenter l'humour  pour désamorcer la peine. Même  notre  traditionnel  thé à la menthe à la mosquée toute proche ne nous tente pas.

Promenade  dans les librairies  du quartier latin, j'envisage de me faire interdire  de librairies  comme on se fait  interdire  de casino, parce  que notre  vie ne  sera  plus assez longue  pour  lire  les livres  des bibliothèques de la maison.
Ma hanche a  déclaré  forfait, je  m'économise mais chaque  pas me pose  problème, donc les  visites touristiques   prévues sont très réduites. 
Demain je  repars pour le bunker de la porte Maillot...

PS : on remarquera mes  efforts  pour produire  des  posts   #BaguetteNantis free  ...





  
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