Pages

.

le tiers payant ... en marche


Et oui ce sera encore une #BaguetteNantis ( ce 22/10/2017 c'est la 1842 ème) 

  • parce que  je m'amuse  des réactions inquiètes ou (seulement maintenant révoltées) de mes chers confrères  bien gentils  qui voient arriver   l'échéance  du 30 novembre 2017  où le tiers  payant sera généralisable ou  généralisé.
  • parce  que certains de ceux  qui nous traitaient de poujadistes, nous UFML (et nos  frères  d'armes )  vont souffrir, pleurer  après leurs impayés et passer plus de  temps à contrôler les remboursements  qu'à travailler  à moins d'y affecter  une secrétaire  dédiée. 
  • mais le problème  n'est  pas  tant  ce "retard de paiement"  cette "avance de frais " que représente le TPG. Depuis toujours, nous appliquons le  tiers payant  pour nos patients les plus modestes  CMU  AME  etc ( et pour les autres, modestes  mais sans CMU  l'encaissement  différé d'un  chèque) http://lerhinocerosregardelalune.blogspot.fr/2014/04/le-tpg-pour-les-nuls.html     Le problème  du TPG  et de la loi santé  est  la perte d'indépendance  des médecins.  Or  un médecin ne peut soigner  correctement qu'avec une certaine liberté, les patients ne sont pas des données comptables. 
  • Voici 2 vidéos  anciennes  mais toujours d'actualité :  l'une  assez courte  expliquant  comment  a été construit le leurre du TPG  pour "tuer" la médecine libérale, l'autre assez longue,  en réponse  à la première expliquant  plus en détail le mécanisme de la loi santé. 
  • Le parti socialiste*  en a rêvé, ses successeurs sont en train de le réaliser : la mort  de la médecine libérale...
  • la suite est à lire  ici pour les médecins qui désirent s'informer.


  • et pour tous les soignants et  patients.                                     
* Parti -soit disant- socialiste   pour qui j'ai quasiment toujours voté ...
reade more... Résuméabuiyad

La dernière séance

Pour son dernier jour, Zelda a accepté le box de consultation le plus pourri : sombre, minuscule (claustrophobes s'abstenir),  celui où la lampe à fente danse  sur son support et où l'imprimante n'imprime que sous la menace d'une masse.
Elle n'avait pas beaucoup de consultations prévues, elle a dit "au revoir" à ses quelques patients qu'elle a confiés aux autres médecins.
J'avais du mal à y croire : elle avait toujours été là. Elle n'avait pas le droit de me laisser là tout seul, moi  le plus vieux...
Des images me revenaient  des années passées  ensemble... notre rencontre, alors  que jeune externe, je jouais des coudes  pour avoir le droit de m'asseoir  quelques secondes à la lampe à fente  et essayer  d'apercevoir   ce que les "grands" voyaient et comprenaient. 
Depuis le premier  jour, et  pendant toutes ces années, j'avais été  fasciné  par son magnifique  regard  bleu.
Elle savait écouter, elle savait rester  calme mais  ferme. Dans ses consultations elle  savait prendre son temps mais si les patients se bousculaient elle  était capable de  passer  à la vitesse supérieure ce que je n'ai jamais su faire. Et surtout  nous partagions cette vision "littéraire ", "humaniste"  de l'ophtalmologie. 
Une seule  et unique fois les portes faillirent claquer  entre nous parce que j'étais tombé malade à un mauvais moment et qu'elle n'avait pas aimé.
Souvent nous nous retrouvions au petit restaurant à côté de l'hôpital, elle aimait discuter  avec Jako (fils n°2) quand il nous  rejoignait. 
Ce dernier jour, avant de fermer  son ordinateur, elle m'a demandé de  récupérer  ses cours et  power points  sur une clé USB avant que sa carte ne soit invalidée et de les redonner aux autres  médecins. J'étais à présent  dépositaire  d'un bout  de trésor, des enseignements qu'elle avait donnés aux internes ou aux élèves infirmiers.
Pendant  que le coeur serré, j'effectuais sous son ordre la destruction des fichiers inutiles, un jeune interne  est venu la remercier pour son enseignement et pour son soutien. 
Incrédule, je restais  muet : comment  quitte on sa "maison" après y avoir passé quarante ans, de jeune externe à patron ? Comment peut on vivre  sans manipuler  une lampe à fente, une loupe, un verre à 3 miroirs ?  
Ensemble nous avons vu partir King Arthur , puis Lara et John  tous ont laissé un vide ; avec votre départ je me sens orphelin. Bientôt  ce sera mon tour et cette perspective me fait frémir.
Mais   pour ne pas rester triste alors que vous ne l'êtes pas,  je vous offre le  cadeau de retraite  que vous aviez demandé en plaisantant un jour. So long l'amie ! 
https://www.youtube.com/watch?v=aSXZtYFdvsI
   

reade more... Résuméabuiyad