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L'auberge londonienne (le retour)







 Le précédent voyage s'était terminé sur une  double interrogation : aurai je ma place ici, un jour et pourquoi l'administratif anglais s'acharne t'il sur ma petite personne au motif que je n'ai pas fourni le "bon 37B-6" lequel n'est pas obligatoire ?


Mais le perfide Anglois  ignore ma détermination et j'ai décidé de tenter  ma chance même sans le fameux sésame ...

De la ténacité, il en fallait : déjà se lever aux aurores pour sauter dans un train... qui a pris une heure de retard.  Dans un train bondé de voyageurs mécontents je suis heureux d'avoir trouvé une place assise  sur un strapontin  au lieu du confort bourgeois de ma place prévue en première. Puis c'est la course pour choper l'Eurostar.
Je suis tellement naze que je dors pendant le trajet  et que plus tard, j'ai été capable d'oublier mon ordi à la réception de l'hôtel...
Je le récupère et je récupère un peu  dans ma chambre minuscule. C'est un  petit hôtel sympa et pas cher mais la salle de bains est commune et l'hygiène approximative.


(pas question de me plaindre ici aussi des gens dorment dans la rue)

Je dors un peu... mon lumbago s'est réveillé et mes pieds signalent qu'ils n'iront pas plus loin.

Je pars néanmoins découvrir le quartier à petits pas. Pa me battrait à la course c'est dire ...
Vraiment j'aime  cette ville. Quand j'étais adolescent, je m'étais promis  d'y revenir et peut être même d'y vivre.
J'écoute les gens  j'essaie de m'immerger dans la  musique de la langue si différente de celle qu'on nous enseignait à l'école. J'essaie silencieusement  ou dans mes brefs échanges avec mes interlocuteurs de reproduire  ce chant particulier qui me fait penser aux tons en Chinois.
J'ai choisi un restau plein de monde  pour encore entendre parler anglais...  manque de bol, mes voisins de table et la serveuse sont Français.
Rentré à l'hôtel, je m'endors devant la télé ...
Dans la nuit une alarme retentit : un sifflement pas très fort mais extrêmement désagréable, apparemment, c'est dans la rue. C'est odieux, ça fait presque mal aux oreilles, c'est interminable...
Aujourd'hui est un beau jour pour mourir, un grand jour... ma vie dans les années à venir en dépend largement. 
Fingers crossed 
  

      
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123 ème congrès de la SFO : lumière

Le moment est venu  de la présentation du rapport, c'est le moment solennel : la grande salle du palais des congrès est pleine. 

Le sujet  est l'ophtalmologie pédiatrique : la musique choisie pour l'introduction est  ce choeur d'enfants extrait de Die Zauberflöte 

Pendant plus de deux heures, on ne voit pas le temps passer  tant les interventions de chaque orateur sont intéressantes et didactiques.
 Entre chaque intervention sont diffusées de superbes photos  extraites  du livre du photographe  Thierry  Suzan (la beauté sauvera le monde) 


    



La grande salle applaudit frénétiquement ce superbe travail.


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Le sujet du rapport 2018 sera "les urgences en ophtalmologie "

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123 ème congrès de la Société française d'ophtalmologie : grisaille

Nous nous souviendrons que ce 7 mai comme lors de l'élection de Sarkosy était un jour gris et sans lumière.
 "Hoc est signus dei " 

Certes nous avons échappé aux trombes d'eau qui s'étaient acharnées sur Hollande lors de son élection, mais la pluie menaçait. (et le vieil adage échiquéen proclame que la menace  est plus forte que l'exécution).

La traditionnelle visite des serres du jardin des plantes et le thé à la menthe à la mosquée m'ont un peu remonté le moral. 

Mon lumbago et moi nous sommes traînés  jusqu'au palais des congrès en fin d'après midi après avoir affronté la foule tassée dans la navette qui remplace le métro pour la porte Maillot.Là, j'ai assisté aux rediffusions de quelques conférences.
Puis, le coeur serré dans l'attente des résultats, j'ai marché  jusqu'au pavillon d'Armenonville, où avait lieu la traditionnelle réception du congrès. 
L'ambiance m'a semblé moins détendue, il y avait plus de bousculades que les années précédentes autour de buffets moins fournis, rapidement vidés et  beaucoup de mes  copains avaient zappé, peut être pour regarder les résultats des élections.
Sur mon téléphone, des textos venus de Belgique me dévoilaient "en avant première",  les pourcentages du banquier, les chiffres de l'abstention, et le détail des blancs et des nuls.
Exemple d'un bulletin nul trouvé sur twitter : 
merci @estellefaure 
J'ai pris soin de partir avant le résultat officiel mais, dans mon bus, j'ai entendu dire que le banquier avait gagné.
La soirée s'est déroulée avec quelques amis dans un restau cher, sans âme et tape à l'oeil.(acte manqué ? osmose ?)
Ce matin, j'ai accompagné Gabrielle qui partait en voyage professionnel.
Puis je me suis retrouvé comme un c..., seul dans mon studio à broyer du noir à chercher l'énergie pour reprendre le chemin de la porte Maillot. Il m'a fallu  du temps...mais je ne regrette pas, car le principal aspect positif de ce congrès reste  la qualité de l'enseignement qui ne faiblit pas.
Demain grand jour, a lieu la  présentation du Rapport  dont le sujet  est : ophtalmologie pédiatrique.

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123 ème congrès de la Société Française d'ophtalmologie

C'est la guerre à côté du palais des Congrès : les travaux bloquent la circulation des métros et on nous entasse dans des bus de remplacement.

Ce congrès, j'y vais à reculons pour différentes raisons. Pour simplifier on mettra  un bon pourcentage dû aux élections  et au climat  pourri qui règne depuis 6 mois  dans ce pays.
D'ailleurs, en plus, il fait moche ! Je me souviens qu'en 2007 à la même époque je disais à Gabrielle en ouvrant une bouteille de champagne consolatrice : "maintenant il ne fera plus jamais beau"

Mais  bon, je me suis inscrit  depuis plusieurs mois,et j'ai besoin de sortir de ma routine.
Alors  j'ai retrouvé  les escalators du palais des congrès, la foule, les collègues, les amis, le glaucome, la course de salle en salle avec parfois  une visite éclair des stands, bref  "le temps de rien".
Rien n'a changé ou presque : c'est moi ou les stands sont plus clairsemés ?
Il y a ce stand où cet homme dessine magnifiquement des yeux avec des crayons de couleur ; il se nomme José  Antonio Lopez Vergara.
 et voilà le résultat :


Finalement cette première journée a été, comme je l'espérais, riche en enseignements. S'il n'y avait les élections, ce 123 ème congrès s'annonce être un bon cru.





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